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Délicate et saine

Délicate et saine

Journal d'une reconversion professionnelle. Ou comment passer de Directeur Travaux à Charcutier Traiteur.

A votre santé!

A votre santé!

Tout amateur de gastronomie et de vin qui se respecte, aime à choyer ses invités. Pour cela il y a trois manières pour moi d'être un parfait hôte: soigner sa cuisine, bien choisir ses vins et animer la soirée pour que chacun trouve sa place.

Donc cela faisait quelques temps que nous ne nous étions pas retrouvés à la maison avec ce groupe. En fait ce repas s'est retrouvé ainsi composé au dernier moment. A l'origine Flo, Christophe et Vincent devaient venir pour un déjeuner dominical avec femmes et enfants. Mais une épidémie de grippe en avait décidé autrement. Le reste des vieux du QSCB devant faire l'objet d'un second repas. Du coup, nous n'étions plus que 6 au lieu des 13 initialement prévus. Qu'à cela ne tienne! un petit coup de téléphone à l'ami Patrick et au révérant Hervé la veille et voilà comment on retombe sur ces pattes, du moins comptablement parlant. Car tout était à repenser sur le plan du repas et des vins.

Pas de quoi me faire paniquer non plus mais cette pirouette eu raison d'une bonne partie de ma nuit tout de même.

L'intéret pour moi était double:

1- Faire partager à mes convives le fruit de ma formation et de mes nouvelles attributions, dans l'assiette.

2- Faire découvrir des choses, inattendues voire inconnues dans le verre (et si possible bonnes of course)

Je n'ai pas pris de notes ni beaucoup de photos car entre les fourneaux et le service partagé avec ma chère et tendre, ce fut un peu rock and roll.

Nous avons commencé l'apéritif avec deux bulles accompagnées de gougères sauce Mornay.

Champagne Jacquesson cuvée 739 et Benoit Lahaye Brut nature. 

J'ai nettement préféré le champagne de vigneron pour une complexité que n'offrait pas le Jacquesson un peu mou et manquant de tranchant

Puis nous avons commencé les débats avec deux vins blancs servis sur des maquis aux rougets sauce champagne.

Vin Passion 2012 du Champ des Treilles 2012 et Hemitage Les Roucoulles 2010 de Marc Sorrel.

Un vrai duel sur cette série. Deux styles très différents mais vraiment intéressants pour l'association avec le plat et pour le travail de recherche à l'aveugle.

Passion s'est montré fin, élégant avec un beau gras et une finale sur le fruit. A ma grande surprise, l'ensemble de la table est en Chablis ou en Côte de Beaune. Même à force d'indice personne ne parvient à trouver l'appélation. Stupeur au moment de dévoiler l'identité de cette belle quille. Une "réconciliation" même pour un convive (qui tient à garder l'anonymat) qui vit une belle émotion avec un vin du domaine (petite victoire pour moi).

Les Roucoules se montrent encore une fois au top. Le vin est vibrant, éclatant de fruit sur la poire fraîche et d'une longueur phénoménale. Une bouteille que tout le monde doit avoir en cave.

Petite pose récréative autour d'un vin servant d'introduction aux rouges. Un clin d'oeil à Christophe qui nous avait servi une Syrah Auvergnate, un soir d'ivresse.

Les Dômes 2015 de Yvan Bernard côtes d'Auvergne. Un vin "intéressant" (comme dirait un illustre sommelier bien connu dans la région, mais à ne pas prendre au sérieux non plus.

La série suivante sera servie sur un pâté en croûte: veau, ris de veau et morilles.

 

 

 

 

 

 

Là on tombe (coté solide) dans mes nouvelles prérogatives. Et ceux qui me connaissent savent à quel point J'AIME le pâté en croute. 

J'ai tenté cette association pas impertinente sur l'origine du plat mais qui aurait été bien plus aboutie avec des blancs. A retenir pour la prochaine fois...

Dans le verre, le Fixin 1er cru Hervelets 2014 de Clos St Louis, a séduit pas mal de convives (dont moi mais c'est facile car je ne l'ai pas choisi pour rien évidement). Le vin est élégant et fin. La bouche et les tannins sont ciselés ce qui donne une très grande logique à ce vin. Super rapport Q/P.

A côté, le Moulin à Vent est un peu l'anti-thèse. Un peu too much. Plein, grosse mâche, sur-extrait... Pas du tout ce que l'on attend d'un vin de cette appélation. Le nom n'est pas à mettre en relation avec le caractère démonstratif du vin selon moi.

Il est temps de laisser place au plat. Et quel plat! Un de ce qui prend des plombes à faire. Un lièvre à la royale (la recette ainsi que celle du pâté en croute, suivra dans un prochain article) sur purée de céleri rave.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour accompagner le plat, deux rouges: Château Henry Bonnaud Palette 2011 et Château Musar 99.

Pour moi, deux beaux vins dans deux registres bien distincts. Le Palette (que Flo a trouvé au passage: félicitations) est complet: du fruit, une structure tanniques bien construite et une belle complexité bien servie par une acidité tranchante. Une bouteille qui ira loin!

Le Musar est plus abouti, plus en place et fondu. Les tannins sont soyeux et la complexité au rendez-vous. Le mimétisme avec les grands Bordeaux est parfait. Encore une belle rencontre avec cette étiquette sur un millésime que je n'avais pas encore dégusté.

Les fromages (Comté 30 mois et Gorgonzola) seront servis sur un vin venu d'ailleurs, un mirage:

X-Taste 2006 des Bret Brothers.

Un Pouilly-Vinzelles (chardonnay donc) en Botrytis. Personne n'a jamais bu ça autour de la table. Certains partaient sur une cuvée de Kracher, d'autres partaient en Alsace.

L'assemblée est désorientée par ce vin sucré et la la fois acide. Une découverte pour tous et un beau vin (confirmation) pour moi.

Le dessert: cannelé glacé mousse combawa et coulis de magie sur chantilly passion (pas de photo désolé).

Un vin qui m'avait procuré un plaisir immense. Un riesling VT 2004 Clos Windsbulh de Zind Humbrecht. Ce vin m'avait mis sur le cul dans mes débuts dans la dégustation. Le charme et la grandeur sont toujours là. Complèxe, tendu et d'une longueur phénoménale. Seul regret, ne plus en avoir en cave!

 

Une dégustation que je survole au niveau des commentaires mais qui fut riche en échanges, en rires, en chambrages. Nous avons fini en revenant sur les vins devant la finale (gagnée par les français) des championnats du monde de Handball.

Oui je sais je suis très en retard sur mes CR mais il y a eu un cochon à tuer, les vacances et des acquisitions à faire. Autant d'événements qui donneront naissance à d'autres articles.

Je laisse le soin aux camarades de tablée de compléter ces notes.

 

 

 

 

 

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