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Délicate et saine

Délicate et saine

Journal d'une reconversion professionnelle. Ou comment passer de Directeur Travaux à Charcutier Traiteur.

Ca vous plaît? C'est moi qui l'ai fait!

Ca vous plaît? C'est moi qui l'ai fait!

Tout le monde se souvient de cette pub avec Valérie Lemercier. A l'époque elle n'était pas encore la belle femme (enfin je trouve) qu'elle est maintenant.

On connait tous ce sentiment de fierté quand une de nos productions trouve son public et le conquis.

Tout petit déjà être félicité publiquement car on a bien mis le couvert ou parce qu'on a réussi à jouer "vive le vent" à la guitare devant un parterre de tatas et tontons tenus en haleine pendant 10 minutes (bah oui c'est qu'elle est longue la chanson!), nous fait connaitre ce sentiment de fierté et d'accomplissement.

Et ce sentiment, à moins que l'on soit un grand sociopathe, nous poursuivra tout le long de notre vie (enfin si l'on ne sombre pas dans la dépression avant (sic) ).

Moi-même ,en entreprenant ce blog, je m'inquiète de savoir si cela intéresse quelqu'un et ce que ce n'est pas une production inutile? Je regarde les stats ,et les commentaires... Des nuits entières à angoisser... Ouf! Grâce à mes talents de community manager jusque-là inexploités et ma perpétuelle faculté à peu dormir, mes articles sont lus et intéressent certains.

Bon j'arrête là le registre du blogeur (moi qui n'en suis qu'à mon 3ème article) mégalo qui n'a d'autre recourt que cet interface pour briller en société. Ceux qui me connaissent, savent à quel point j'aime le concret et le vécu.

Bref, parmi les choses importantes de ma remise en question, il y a eu l'aveu d'un point très important, sinon fondamental, de ma personnalité: le besoin de reconnaissance.

Il paraît que je ne suis pas le seul et que beaucoup d'hommes (entendez par là les personnes du sexe masculin) ont ce même besoin de satisfaction narcissique débordant.

Plus sérieusement, dans ma recherche de la pierre angulaire de mes expériences antérieures, je me suis posé la question de ce qu'il avait manqué à mes divers postes pour les avoir abandonnés???

De mon passage dans la fonction publique, je retiens ma frustration quant à ce manque de reconnaissance vis-à-vis de ce que je faisais de bien (ou de mal d'ailleurs). L'uniformité de la considération du personnel aussi pluriel soit t'il, a réellement tari la source de ma motivation. Comment se donner un coup de pied au derrière quand votre hiérarchie n'a pas plus de reconnaissance pour votre travail que pour le minimalisme de certains de vos collègues?

Au cours de mon dernier poste, c'est un autre phénomène, plus vicieux celui-là, qui a fini par me gagner. Celui-ci tient en une phrase: le mieux est l'ennemi du bien.

Avant tu frissonnais lorsque tu signais un contrat à 50000€ puis quelques mois plus tard un contrat à 100000€ ne suffisait plus à te faire décrocher les yeux de ton écran. Bah oui, normal, tu te focalises sur un contrat à 1200000€. 100000 c'est quoi? Les pois chiches dans le couscous! Et ainsi de suite. Difficile aussi de voir le coin de ciel bleu quand dans ton costume de pompier, tu passes ton temps à éteindre les incendies.

A la fin, mon seul satisfécit était d'arriver à vider ma boîte mail. Là je pouvais enfin envisager de vivre auprès des miens (avec toujours quand même, l'angoisse du prochain mail. Vive les smartphones!!!).

Moi en fait, je suis un besogneux!

J'aime toucher et quantifier mon travail. J'aime les choses variées mais ritualisées. Alors que mon poste, c'était tout le contraire! Alors à quoi bon continuer? La seule vrai motivation (ou obligation plutôt), elle est financière ne nous mentons pas. Mais j'ai deux mains et dix doigts, je suis manuel et pas plus con qu'un autre alors c'est décidé, j'arrête de souffrir (et là je pèse mes mots) et je vais tout changer avant que mes enfants me voient m'éteindre pour leur confort qui ne remplacera jamais la présence de leur père.

Ma vie 2.0 sera Délicate et Saine!

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